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Char Schneider CA1 naissance du char d'assaut

L' enlisement

Après la guerre de mouvement et la course à la mer (août / septembre 1914), les armées s'enterres dans leurs tranchés, sur un front allant de la manche à la frontière suisse.
Pour repousser l'envahisseur hors des frontières, l'armée françaises poussée par la doctrine de l'offensive à outrance, lance dès l'hiver 1914/1915 des offensives tout azimut pour grignoter le front. Offensives aussi vaine qu'inutile puisque les pertes seront lourde, pour un gain territoriale dérisoire.

Devant un tel constat, certains réalisent l'inutilité de telles attaques sur un front aussi bien organisé et fortifié. L'offensive classique ballonnette au canon ne pouvait réussir devant la nouvelle réalité du front.
Ces nouvelles conditions imposent de nouvelle solutions, qui percées déjà avant guerre (sous la forme de wagon ou de tracteur blindé).

Dans l'autre camp, les allemands eux aussi cherchaient une solution technologique et scientifique pour sortir de l' immobilisme et marché sur Paris.
La solution chimique pour les allemand n'est pas étrangère au blocus économique que l'Allemagne subit dés le début de la guerre. Privé de ressource comme le salpêtre (utilisé pour la fabrication d'explosif) et d'autre matière première. L'allemagne forte d'une excellente industrie chimique, cherchera des solutions alternatives pour remporter la victoire.
Les gaz devait créer une brèche dans les lignes ennemis, obligeant les alliés à quitter les tranchées, créant ainsi le mouvement. les troupe allemande devait alors passer à l'offensive, la guerre de mouvement reprenant alors toute sa place.

premiers masques

Premier model de masque à gaz britannique - 1915 -

La première utilisation du gaz aura lieu lors de la bataille d'Ypres qui débute le 22 avril 1915, par l'apparition d'un nuage de gaz avançant vers les lignes alliés. Du coté allié, la surprise est totale pour les soldats français. incapable de respiré, la paniqué est total, on fuit lorsque c'est encore possible, les troupe amorcé un mouvement de retraite. Mais le front ne cédé pas, des solutions improvisé sont rapidement trouvé, comme un simple chiffon humide sur les yeux, les nez et la bouche.
La technique du gaz est à sont balbutiement, les allemands pas encore d'obus, mais des bidon enfoncé dans le sol à partir de leurs propres lignes. Et ce n'est que lorsque le vent souffle vers les ligne ennemis qu'on libère le gaz. Procédé aussi dangereux qu' aléatoire, puis une simple variation de vent peut faire échoué l'attaque, voir rabattre le nuage sur ses propres lignes.

La riposte allié sera plus longue à mettre en place, la genèse des premiers chars d'assaut fut une longue gestation. Il faudra attendre 1916 pour voir apparaître du bout de ces chenilles ce nouveau concept. Concept qui peut paraître simple, voir simpliste, mais qui reste une réelle prouesse technique pour l'époque. On est loin d'une simple boite mobile hérissée de canon. Le rapport poids / puissance est capital dans ce domaine. Et les moteurs de l' époque étaient trop lourd et trop peu fiable. Paradoxalement le châssis et les chenilles existaient déjà.

A la recherche d'un solution technique les autorités, en la personne du Général Estienne, vont se tourner vers les industriels. Renault est dans un premier temps contacté, mais celui-ci est trop surchargé de travail pour répondre positivement à ce nouveau projet. Mais la démarche n'est pas sans intérêt, car on leur informe que la maison Schneider serais capable de réaliser un tel projet. Les rendez-vous sont pris.

test du chassis

Le rhinoceros

Chez Schneider, c'est l 'ingénieur Brillé qui les prend en charge et leur montre différent engins existant tel que le tracteur chenillé "Baby" Holt. C'est à partir de cette basse que le char d'assaut va se constitué :
le système de chenille permet une très bonne adhérence au sol. Et le système de freinage permet de bloquer indépendamment chaque chenille (tout comme un char moderne) ce qui est le meilleur moyen pour faire un changement de direction rapide sur un court rayon de braquage. Seul bémol au projet, restera la motorisation, un moteur manquant de puissance et peu fiable.

8mm
Mitrailleuse Hotchkiss de 8mm montée sur rotule.

L'armement si il semble convaincant, un canon de 75 mm court et deux mitrailleuses Hotchkiss 8 mm, leur efficacité reste limité par leur positionnement. Si les flancs sont efficacement protégés de chaque coté par une mitrailleuses, le 75 court manque de punch et reste précis jusqu'à un centaine de mètre. Mais c'est sa position en casemate, avec un angle très réduit et asymétrique qui réduisait sa capacité. Il ne pouvait que tiré vers l'avant et avant droite, mais pas à gauche (ou si peu). Cet handicap devait êtres compensé par la capacité du char d'assaut à pivoter.

C'est un engin lourd, efficace pour écraser les barbelés. Mais le champ de bataille n'est pas un simple champs de barbelés, et ses capacités de franchissement reste limité. Son train de roulement étant sous sa jupe, cela limite la hauteur de franchissement quant à sa capacité de franchissement des tranché était quant à elle limitait par sa logeur, et par la répartition de la masse de l'engin qui avait tendance à piquer du nez. Ce que la corne de rhinocéros ne changera en rien. Plus tard une queues de franchissement sera rajouter, mais son efficacité sera réduite.


ca1
Champ de manoeuvre

Le char Scheinder sera vire surnomé le rhinocero


Si le Schneider n'est pas une réussite total, il n'en reste pas moins le premier char d'assaut, son successeur et concurrent, le Saint-Chamond aura les même maladie de jeunesse, (il fut élaboré en même temps, toujours sous l'impulsion du général Estienne) seul le Ft17, avec sa tourelle (qui permettait de faire feu sur 360°) et ses chenilles enveloppantes apportaient un nouveau souffle au lourd char d'assaut. Même si sa capacité de franchissement était surtout dû à sa masse relativement faible.

Schneider

char

char Schneider

Détruit par l'artillerie allemande.
queue de franchissement
Toujours sur un champs de manoeuvre,
un char schneider fait une demonstration de franchissement de tranché, on l'on voie l'utilité de la queu de franchissement.
Sources :

http://www.chars-francais.net/archives/schneider.htm
http://fr.wikipedia.org/
http://www.peachmountain.com/5star/Museum_Tanks_Musee_des_Blindes_Schneider_Tank.asp


Char d'assaut Schneider

vers terre
Les blindés

Char d'assaut Schneider


Char Schneider CA1
En opération
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