Char Renault FT : Historique

Le FT, comme tous les chars français de ce conflit, est le fruit du travail en commun entre un constructeur et le général Estienne, père de l'artillerie spéciale (les chars de combat). Si Renault est déjà en contact avec le général à propos de la conception de char dés 1915, il faudra attendre 1917 pour voir le projet se monter et aboutir.

Déjà entre Juillet et Novembre 1916, la planification de la production des usines Renault de Billancourt est étudiée par Renault er Estienne. Mais Estienne va plus loin encore et demande au GQG de passer une commande pour 1000 exemplaires du char Renault FT. Mais au GQG, les hommes changent, Nivelle, qui remplace Joffre, est un farouche partisan de l'offensive et grand tacticien de l'artillerie et des opérations coordonnée. S'il ne s'oppose pas aux tanks, le jeu des chaises musicales ralenti l'administration. Finalement une commande est faite pour 150 unités le 22 février 1917. A cette date le prototype du FT-17 n'est toujours pas terminé.

il faudra attendre le 14 mars 1917, pour voir le premier FT, conduit par Renault en personne, faire ses essais sur le terrain de Champlieu. Les essais étant concluant, et toujours sous la pression du générale Estienne, le GQG commande moins d'un mois plus tard 1000 exemplaires supplémentaires.
L'affaire semble enfin bien lancée, mais l'échec lors de l'offensive Nivelle en Avril 1917 par les chars Schneider remet sur la table la question de l'utilisation de l'arme blindé et son existence. Le Ministre de l'Armement Albert Thomas annulera même la commande mettant en doute la capacité d'un si petit char. Fort heureusement Renault à de nombreux appuis et la commande de 1000 exemplaire est de nouveau rétablie en mai 1917 (en réalité 1150 puisque la première commande n’est toujours pas honorée). Au total prés de trois mois auront été perdu par le changement de direction politique et les annonces contradictoires concernant une commande ferme du GQG.

Enfin en production.

Les débuts sont lents. Au 1er Aout 1917, seul deux exemplaires ont été livrés. Mais cela n'étonne personne, car entre temps la version canon à été mise au point, et de nouvelle tourelles ont été également adapté. Mais il est prévu que les usines, une fois que celles-ci tourneront à plein régime, une production mensuelle se situant entre 100 et 150 unités (soit 400 exemplaires pour janvier 1918). Mais à la date fatidique, on est encore loin du compte, puisque seuls 87 exemplaires ont été effectivement livrés. Mais ce retard n'empêche en rien de nouvelles commandes d'affluer, portant la commande à un total de 3500 chars. Si c'est l'usine Renault de Billancourt qui devra assurer la plus grande partie de la production (1850 ex), d'autre constructeur et sous traitants sont également mis à contribution. : Berlier (800 ex), Somua, un sous traitant de Schneider, 600 ex. Delaunay-Belleville 280 autres.

Toujours plus, On pourrait dire que c'est le slogan de l'armée française pour en prévision de l'année 1918...et 1919. (Et ce dans tout les domaines, la mécanisation des armées devient la priorité, camion, tanks, artillerie et avions voit leur nombres augmenté). Alors que les premières commandes ne sont toujours pas honorées, les commandes continuent de tomber. Le 24 janvier 1918, 470 FT avec un canon de 75 mm sont commandés, alors que le prototype n'est même pas sorti de la planche à dessin. Au total c'est prés de 8000 exemplaires qui seront ainsi commandé, et cela rien que pour l'industrie française. Il est également prévu que les américains produisent leur propre FT. 1200 sont déjà commandés fin 1917, (prés de 4800 seront finalement commandés). Mais la fin des hostilités met fin à cette monté en puissance, et toutes les commandes sont annulées.

Les français à eux seul auront livré pas moins de 3177 char Renault FT (toute version confondu). De leur côté les américains auront eu le temps d'en produire qu'une centaine, mais d’aucuns n'auront eu le temps de traverser l'Atlantique pour rejoindre le front.

Les années 20

En France

défilé de la victoire 14 juillet 1919

Véritable symbole de la victoire, les tanks, et pour les français le FT, l’est sans contexte.
Véritable réussite technique, sa conception révolutionne la construction des chars de combat qui garde encore aujourd’hui la même morphologie, chenilles, moteur à l’arrière, une tourelle pour l’armement principale. Dans l’immédiat après guerre, la carrière du FT ne s’arête pas la.  Les opérations militaires françaises, après 1918. Sont nombreuses, et on retrouve le FT dans chacune d’entre elle. Russie 1918-1919, au Maroc lors de la guerre du Rif en 1925.

Le FT sera décliné en un nombre de versions tout simplement hallucinantes. Si on connait les principales  (mitrailleur, canon et TSF), une version avec un canon court de 75 en casemate (commandé avant guerre), automoteur (canon de 75 et de 110mm) , d’autre seront mis en chantier  comme la version projecteur, lance fascine, engin de franchissement, transport de munition. Sans compter le nombre FT transformé pour un usage civil. Et cela c’est sans compter les versions exportées,  capturées ou modernisées.

Une réussite à l’export.

Finalement le FT on l'a bien compris en dehors de sa réussite technique, la réussite du FT est également une réussite industriel et commerciale qui a largement dépasser les frontière de la France. De nombreux pays l’adoptent pour former embryon de leurs premières unités blindées.

Si ont les retrouvent  dans un premier temps (à la suite de la guerre civile en Russie) dans le conflit Russo-polonais. Ou les FT sont vendu à la Pologne. De par l'importance de ses stocks la France cherche activement de nouveau marché et a étendre sont influence commercial et les collaborations militaire, dans les nouveau pays issue de démembrement des anciens Empires centraux (Yougoslavie, Tchécoslovaquie) mais aussi ces nouveau allié comme le Japon. Et ce n’est pas un hasard si on retrouve (encore récemment) un FT en Afghanistan. D’autres encore après avoir acheté le petit char français, le copieront et le modifieront pour produire leurs propres chars de combat (comme le MS-1 en URSS et les char Fiat en Italie)

ft-17 produit sous licence au japon Ko-Gata

- Char japonais Ko-Gata, est en réalité un FT produit sous licence au japon. -

Toujours pour l'exportation, Renault continue le développement du FT-17, et met au point une nouvelle famille de blindé léger, les Renault NC27, NC28 et NC31 qui  trouveront preneur en Yougoslavie, en Pologne et au Japon.

Les année 30 et 40

Les années trente, contrairement a ce qui l’on pourrait imaginer ne met pas fin à la carrière du FT. Si bon nombres ont déjà été mis au rebu ou reléguer à l’instruction, l’armée française continue de moderniser un machine au combien déjà passée par le temps.
Le Renault FT mitrailleuse, renommée Renautl FT-31, est ainsi réarmé d'une mitrailleuse modèle 1931 en calibre 7,5mm (Le masque du canon est modifié), en 1940, 1560 engins étaient encore en service équipant  dix bataillons.

renaulr ft-31

- Renault FT-31 -
http://www.tanks-encyclopedia.com/ww1/fr/renault_ft.php

Mais plus qu’une ultime réussite de Renault et de son increvable FT, il faut surtout y voir l’échec industriel et de planification de l’armée française et la politique de la multiplication de prototype.
Pourtant de ce fiasco militaro-industriel, certains chars de combat se révéleront être des réussites (comme le char 1 bis ou le SOMUA S 35). Notons que d’un point de vu général les chars de combat français souffriront d’un armement très médiocre, puisque certains tank (comme les Renault R35, Hotchkiss H-35, H-38, et FCM-36,) sont armée de canon court de 37 mm Puteaux AS…le même qui équipé le FT en 1918 (totalement inefficace face au char allemand de nouvelle génération).

Quant au vénérable FT, il est retiré de sa retraite, si on le positionne dans un premier temps à des opérations de soutien, ou de sécurité, ils se retrouveront finalement engagés en première ligne. Si face à l’infanterie leur rôle n’est pas totalement nul, face à n’importe quel blindé allemands il ne fait bien entendu pas le poids.
Après 1940, on retrouvera encore la trace des FT-17 récupérés par l’occupant, qui l’utiliseront dans des taches de sécurité et de police. Enfin leurs tourelles seront utilisées sur le mur de l’Atlantique.

tourelle d'un FT-17 armée d'un canon de 37 mm d'un H35

- Tourelle modèle omnibus examiné par un GI sur le mur de l'Atlantique -

 

char d'assaut renault ft 17

FT17

Renault FT

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Renault FT
Tourelle polygonale / "Omnibus"
Signal / TSF

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Sources
Manuel d'usine Renault