Char Renault FT
Conception

Contrairement à ses prédécesseur français ou britanniques, le Renault FT-17 révolutionne la conception des chars, et en bien des points on peut dire de lui qu'il est archétype du char de combat moderne qui repose sur un armement principal montée sur tourelle capable de tournée sur 360°, un moteur monté à l’arrière, d’une grande capacité en tout terrain, de franchissement, et enfin d’une excellente vitesse. (ou du moins suffisante pour ce qui est du FT)

 

vue éclaté d'un char renault FT

Après avoir refusé de participer au programme de chars moyens (voir lourds) en 1915, Renault reste intrigué par le concept des chars légers et commence à travailler sur ce type de véhicule. Le « char mitrailleur » prend à contre pied la théorie des chars lourd, fortement armée et blindé, et peu manœuvrant. S’ils étaient capables d’écraser sur le passage les barbelés, cela ne les empêche pas de se retrouver planté dans les cratères d’obus (et autres pièges du au relief du champ de bataille).  Le char léger devait être tout le contraire et redonner la liberté de mouvement au fantassin, léger, il devait être capable de franchir n’importe quel obstacle. Petit et compact, la mobilité et la capacité de franchissement du FT-17 reposait sur ses chenilles large de 34 cm et d’un train de roulement rehaussé à l’avant et dépassant de la caisse.

Notons que le Général Etienne n'a jamais favorisé un type unique de char (léger, moyen ou lourd). Dans son esprit chaque char devait répondre à une mission précise sur la bataille.

La caisse.

Elle était constituée de plaques rivetées divisé en deux parties. Le compartiment moteur, et le compartiment de combat. Les plaques étaient de trois épaisseurs, qui variaient suivant leurs dispositions. 16 mm pour les plaques verticales, 8 mm pour celles inclinées, et 6 mm pour les plaques horizontales. A l’avant et l’arrière, le blindage est entretoisé au moyen de pièces en acier coulé à l’épreuve des balles.

Compartiment moteur

colonne de chars ft
- Colonne de char Renault FT-

sources : http://pages14-18.mesdiscussions.net/

Le compartiment moteur, situé à l’arrière, intégrait le moteur un Renault  4 cylindres de 35 ch en ligne équipé d'un carburateur Zénith alimenté en essence par une pompe et d’une nourrice,  assurant ainsi l’arrivé de l’essence quelque soit le terrain et la position relative du char, Ainsi  que le système transmission. Les réservoirs d’essence et d’eau du radiateur étaient accessibles depuis l’extérieur. Le démarrage se fait aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur à l’aide d’une manivelle (notons qu’il est aussi possible de faire redémarrer le char sans manivelle dans une monté ou en descente…directement en troisième ou en marche arrière).

plan du char renault FT

Le poste de combat, était constitué du poste de pilotage et du mitrailleur. Il était séparé du compartiment moteur par une cloison qui possédait deux ouvertures grillagées permettant à l’air de circuler vers le moteur. En cas d’incendie du moteur, et pour empêcher la propagation de fumée vers le poste de combat, deux volets métalliques venaient obstruer les ouvertures à en commandant un verrous (une seule commande).

Poste du conducteur.

L’entrée dans le char s’effectuait par deux panneaux fronteau (un troisième, beaucoup plus petit servait également comme trappe d’observation au conducteur) et  donnaient accès directement au poste de conducteur. Le mitrailleur devait également passer par là pour accéder à son propre poste, car la trappe situé sur la tourelle devait servir initialement uniquement comme sortie de secours (mais il ne faudra pas longtemps pour les équipages utilisent les deux en toute circonstance).

char F.T. peinture

www.danielbechennec.com/

Ce système peut surprendre, puisque face à l’ennemi on peut s’attendre au contraire qu’il soit nécessaire que cette zone soit bien mieux protégé et soit fait d’un seul tenant évitant ainsi toute faiblesse de blindage. (Même de fentes) Pourtant ce choix peut se justifier car il est suffisant face aux tirs de fusils et de mitrailleuses ou d’éclat de shrapnel, et qu’un blindage frontal, même incliné comme ici n’aurait pas stopper un obus d’un canon et ce quelque soit le calibre.

La position du conducteur parait  fort inconfortable, puisque celui-ci est à même le sol sur un siège à peine rembourré et sans suspension. De plus sa position est loin d’être ergonomique.  Jambe semi allongé, devant  jouer sur les pédales des pieds et les mains sur les commandes (on pourrait se croire en pleine de rameur dans une salle de fitness voir de torture). Notons malgré tout quelques points positifs, comme la possibilité de rabattre complètement le dossier du siège (pour permettre le passage du tireur vers son poste) et la possibilité de régler l’angle du dossier pour le pilote. Enfin les organes de transmissions sont placés sous le plancher. (Dégageant ainsi l’espace du conducteur et  du tireur en évitant tout accident)

La conduite se faisait par l’intermédiaire de :

Les changements de directions s'effectuait en par débrayant et éventuellement par freinage. (Cf voir pilotage et conduite du char)

plan char léger Renault ft-17 commandes de direction, frein, embrayage.

Poste du tireur (mitrailleur ou canonier)

Placé juste derrière le conducteur, le canonnier ou le mitrailleur (suivant la version du char, prenait place dans la tourelle, et pouvait prendre appuis sur une sangle aux larges bords. La tourelle montée sur un roulement à bille se mouvait à la force des bras. Bien que non motorisé elle pouvait tourner facilement. Pour empêcher tout mouvement intempestif elle était munie d'un système de frein pour la maintenir en position.
La tourelle est également munie d'une trappe d'évacuation à l'arrière. Quant à la partie supérieure de la tourelle, elle était ajourée et pouvait être plus ou moins obturée par un chapeau blindé. Cette ouverture permettait une ventilation rapide et à une évacuation de gaz provenant du tir.

L'armement

Le char léger Renault, n’emportait qu’une seule et unique arme monté sur tourelle. Soit une mitrailleuse, soit un canon de 37 mm.

Version mitrailleuse.

Initialement une seule version, dite "mitrailleur" aurait du être mise en service. Cette version était armée d'une mitrailleuse Hotchkiss Modèle 1914 de 8mm alimenté par bande métallique articulé de 96 cartouches. Avec une réserve de 50 bandes le FT-17 mitrailleur avait une dotation théorique de 4800 cartouche de 8mm.

caisse de munition

http://atf40.forumculture.net/

Version canon.

Après la fabrication du prototype, Renault, sur l'avis du général Etienne, décida de faire une nouvelle version armée d'un canon. Hors pour ne pas bousculer et compliquer la production, le canon devait pouvoir être placé dans la tourelle existante sans  qu’il soit nécessaire de la modifier, d’un encombrement restreint et être mis en œuvre que par une seule personne.
Le meilleur candidat pour réaliser ce nouveau canon est les ateliers Puteaux qui avait déjà mis en service un canon d’accompagnement d’infanterie de  37mm. Mais celui-ci ne peut être adapté tel quel sur le char Renault. Les ateliers Puteaux vont donc dans un temps record, faire les adaptations nécessaires pour sortie le nouveau canon. Désigné sous le nom de « canon Puteaux SA de 37mm » (parfois on le retrouve dans la littérature sous le nom d’AS-18), le SA se présente comme un canon court, semi automatique, avec visé à l’épaule a l’aide d’une lunette fixé du coté gauche.

- Canon Puteau de 37mm SA -

wikipedia
 

L

Avec une cadence de tir e 15 coups par minute et une vitesse initiale de 600 m/s les performances  du 37 mm sont plus que satisfaisante.  Surtout quant on imagine qu’un seul homme manœuvre l’ensemble. Mais avec un calibre aussi faible, les char F.T. ne peuvent venir à bout de fortification bétonné, mais reste efficace contre les nids de mitrailleuse (moins fortifié) et l’infanterie (surtout avec des obus à mitrailles(cf http://www.chars-francais.net/..).

Mais ces performances sont revus à la baisse par d'autre qui ne lui donne plus qu’une vitesse de départ de 390 m/s, et déconseille leur utilisation pour des cibles au delà de 400m (Général Renault, école supérieure de guerre de Paris, qui n'as rien a voir avec le constructeur).
Enfin, même si l’armement et le tire peut s’effectuer par un seul homme, il lui est malgré tout bien difficile, sauf sur cible immobile et char stopper, de viser tirer, de chercher un nouvel obus, recharger, viser de nouveau et tirer. La cadence de tir de 15 coups par minutes est bien plus théorique qu’une réalité quotidienne des champs de bataille)

Pour comparaison :

 
Canon de 75 Modèle 1897
37 mm SA
Puteaux 37 mm SA
Cadence de tir 20 coups par minute (max 28 coups par minute) 15  
Vitesse à la bouche 500 m/s 600 m/s 390 m/s
Portée pratique 6 500 m (tir fusant)   Emplois déconsellé pour traiter des cibles à plus de 400m.
Portée maximale 8 500 m    
Longueur du canon 2 475 mm    
sources wikipedia wikipedia "Comme des lions"
de Dominique Lormier

Quelque soit les performances réel de l'arme, elle était a priori suffisante pour le type de mission en 1918 (et bien sûr  totalement dépassé en 1940).
La dotation en munition varie suivant les sources. On passe ainsi de 237 obus (répartie dans deux râtelier, de 104 obus chacun, placé à droite et à gauche du tireur et d'un panier de 29 obus supplémentaires) ou à 240 projectiles explosifs (dont 12 à mitraille).

Queue mobile et attelage.

Pour faciliter le franchissement des tranchées, le Renault F.T. était pourvu d'une queue amovible sur laquelle il pouvait s’appuyer. Enfin pour pouvoir remorquer ou être pris en remorque ils étaient munis aux extrémités avant et arrière de pièces d'attaches sur lesquels peuvent être fixé des chaine au moyen de manilles et de cheville (les chaines en temps normale étaient stockées sur la queue).

renault ft 1940 ? tank renault FT "le Tigre" 1918
1940 ?
Le Tigre (1918)

 

char d'assaut renault ft 17

FT17

Renault FT

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Tourelle polygonale / "Omnibus"
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Autres liens

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Sources
Manuel d'usine Renault


Document sans titre

Complément photos

 

char renault Ft-17 utilisé par une unité americaine ww1

http://www.flickr.com/

interieur d'un char Renault ft-17 rénové au musée des blindés de Saumur

Musée des blindés de Saumur

équipage et acces avant et tourrelle d'un char renault FT

http://en.wikipedia.org/