HMAS SYDNEY
HMAS Sydney

HMAS SYDNEY (1913-1929)

 

Les origines :

En 1909 l' Amirauté (britannique) proposa la création d' une flotte dans le Pacifique, pour contrôler l'ensemble du trafic maritimes entre ses diverses possessions et le commonwealth. Cette nouvelle flotte devait être constitué de trois groupes distinct s'articulant autour d' un croiseur de bataille, appuyé par plusieurs croiseurs légers. L'un de ses groupe devait être sous le contrôle de la Royal Australian Navy.

Dés que le gouvernement australien donna son accord, les chantiers britanniques se mirent au travail, c'est ainsi que le croiseur léger HMAS Sydney fut mis en service en 25 juin 1913, pour atteindre le port de Sydney le 4 octobre 1913 avec le reste de la nouvelle flotte.

Après une période passée dans les ports de l'Est australien, il partit pour Singapour en mars 1914 pour servir d'escorte aux deux sous-marins de la Royal Australian Navy, AE1 et AE2. Revenu à Sydney en mai 1914, le Sydney passa les mois précédant la guerre dans les eaux australiennes.


Août 1914, La guerre éclate :

Dans les jours précédant la déclaration de guerre le Sydney se trouvait dans les eaux de Queensland. Le 3 août 1914 il fut rejoint à Townsville par les destroyers "HMAS Warrego" et "Yarra" avant de partir au Nord pour former l' escadre du Pacifique de l'Amiral Patey.

Après la déclaration de guerre le 4 août 1914, le Sydney navigua en Nouvelle Guinée et dans les eaux du Pacifique, et mena une série d'expéditions punitives lors de la brève campagne contre les possessions allemandes dans le Pacifique. Les faits marquants de cette période incluent la capture de Rabaul (du 9 au 11 septembre 1914) et la destruction de la TSF de l'Ile Angaur le 26 septembre 1914.

En octobre 1914, le Sydney et son sister ship le "HMAS Melbourne" se séparèrent du vaisseau-amiral "HMAS Australia", pour revenir en Australie et former une unité de l'escorte du premier convoi "Anzac" comprenant 38 transporteurs escortés par le "HMAS Sydney", le "HMAS Melbourne", le "HMS Minautor" et le croiseur japonais " Ibuki ". Le convoi partit tout d' Albany le 1er novembre 1914 et devait passer à 50 miles à l'Est des Iles Cocos le matin du 9 novembre 1914.

Rencontre avec le "S.M.S EMDEN" :

Vers 06h20 le 9 novembre, les opérateurs de TSF de plusieurs transports et dans les vaisseaux de guerre entendirent des signaux dans un code inconnu, suivis d'une question de la station TSF des Iles Cocos, "quel est ce code". Il s'agissait en fait du croiseur allemand " Emden" ordonant à son bateau de ravitaillement "Buresk" de le rejoindre à "Point Refuge". Peu de temps après Cocos signala un "étrange vaisseau de guerre en approche".
Le Sydney, le plus proche des Iles Cocos, reçut l'ordre de partir à pleine vitesse. A 7h il était "parti à une vitesse de vingt noeuds" et à 09h15 il repéra en même temps l'île et le "MSM Emden" à sept ou huit miles de distance.

MSM EMDEN
Le MSM Emden

Combat contre le MSM EMDEN

L'Emden ouvrit le feu à une distance de 10 500 yards avec une élévation trente degrés (élévation trés élevée pour l'époque). Sa première salve était "établie le long d'une ligne étendue mais chaque impact eut lieu à plus de deux cent yards du Sydney". La salve suivante toucha et pendant les dix minutes suivantes le croiseur australien subit un feu très nourri. Quinze coups au but furent enregistrés mais heureusement il n'y eu "seulement cinq explosions". Quatre membres furent tués et plusieurs autres blessés.

Capitaine von Muller

Capitaine von Muller, commandant du "MSM Emden"

La première salve du Sydney passa "loin au-dessus de l'Emden". La seconde tomba à portée et la troisième compta deux coups au but. De son côté, le Capitaine de l'Emden (Capitaine von Muller), conscient que sa seule chance consistait à mettre le Sydney hors d'usage rapidement, fit maintenir une vitesse de tir élevée, qui fut dit-on de une toutes les six secondes. Cela fut inutile. Le Sydney prit l'avantage par sa vitesse et sa puissance de feu supérieurs et détruisit le croiseur allemand. Ses tirs détruisirent le gouvernail, emporta les deux poste de coordination de tir, hachèrent les tuyaux acoustique (système encore utilisé à l' époque pour communiquer dans les navires. le téléphone n'etait pas partout répandu. On le retrouve également dans les sous-marins et sur les zeppelins) servant à la communication. Peu après le cheminée avant passa par-dessus bord suivi bientôt par le mât de misaine avec le poste contrôle du tir principal. Malgré les dégâts et une fin inéluctable, Muller poursuivit le combat. La moitié de son équipage fut mis hors de combat avant que "seuls l'officier d'artillerie et quelques hommes sans qualification continuent de tirer". Finalement, avec la salle des machines en feu et sa troisième cheminée détruit, il donna l'ordre de se diriger "vers l'île avec tout ce qu'on peut tirer des moteurs". Peu après 11h, l'Emden fut signalé avançant vers le récif nord de l'Ile Keeling. Il avait perdu 134 hommes, morts de leurs blessures ou pendant le combat.

Mais le Sydney devais reprendre rapidement sa mission d'escorte et rejoindre rapidement le convoi à Colombo le 15 novembre 1914 et de là reçut l'ordre de repartir pour Malte qu'il ralliera le 3 décembre en passant par le canal de Suez. Ce qui acheva a sa mission d' escorte

De Malte il fut envoyé aux Bermude pour rejoindre les opérations dans l'atlantique le long de la côte est d'Amérique du Nord. Dans les dix-huit mois qui suivirent le Sydney effectua des opérations de surveillance dans les ports neutres en Amérique, principalement dans les Indes Occidentales avec pour base la Jamaïque et au large de Long Island avec pour base Halifax et le QG de l'escadre des Bermudes.

 

En Mer du Nord

en mer du nord
HMAS Sydney en mer du Nord

Le 9 septembre 1916 le Sydney quitta finalement les Bermmudes, arrivant à Devonport le 19 septembre, et de là partit pour Greenock afin d' effectuer une remise en état. Le 31 octobre 1916 il fut temporairement rattaché à la 5eme Escadre de Bataille à Scapa Flow. Le 15 novembre il partit pour Rosyth et de là rejoignit la 2nde Escadre de croiseurs légers constitué de quatre sister-ships, le HMS Southampton, le HMS Dublin, HMAS Melbourne, et HMAS Sydney, avec comme navire amiral le HMAS Autralia. Pendant le reste de la guerre son rôle se limita à des patrouilles de routine dans la Mer du Nord.

Le 4 mai 1917, pendant une patrouille entre l'estuaire du Humber et l'embouchure du Firth, le Sydney affronta le zeppelin allemand L43 jusqu'à ce que le Sydney ait utilisé toutes ses munitions antiaériennes et le L43 toutes ses bombes - "Les combattants se sont séparés en bons termes".

En août 1917 le Sydney subit une remise en état de trois mois à Chatham, pendant laquelle le navire reçut le mât tripode qui est actuellement placé au Bradley's Head, à Sydney. Plus intéressant, il reçut la première plate-forme de lancement d'avions pivotante (installé sur une tourelle) jamais encore installée sur un vaisseau de guerre.

 

A son arrivée à Scapa Flow en décembre 1917, l'officier de commandement, le Capitaine Dumaresq, récupéra un Sopwith Pup alors en opération sur le croiseur Dublin. Le 8 décembre 1917 l'avion fut lancé avec succès de la plate-forme du Sydney à partir d'une position fixe. C'était le premier avion à décoller d'un navire de guerre australien. Neuf jours plus tard l'avion décolla de la plate-forme tournée contre le vent; ce fut la première fois qu'un avion fut lancé d'une telle plate-forme dépliée. En début 1918 le Sydney prit à son bord un Sopwith Camel, l'avion standard succédant au Sopwith Pup.

Le 1er juin 1918 les Sopwith Camel du Sydney et du Melbourne furent lancés pour leur premier et unique vol opérationnel contre l' ennemi. Un vaste groupe naval incluant la 2nde Escadre de croiseurs légers était rassemblée pour effectuer un raid dans le Heligoland Bight. Alors que la flotte était en route, deux chasseurs ennemis apparurent entre les nuages. Le Camel du Sydney (Lieutenant A.G. Sharwood) prit les airs deux minutes après l'alerte.

Le lancement rapide de Sharwood se révéla payant. Au cours d'une chasse de 60 miles il surpassa et envoya l'hydravion ennemi en une chute tourbillonnante avant d'attaquer le second avion par l'arrière. Mais rapidement l'une de ses mitrailleuse fut à court de munitions, et la seconde s'enraya, le forçant à quitter le combat. Ne pouvant plus retrouver le Sydney, il s'échoua devant le HMS Sharpshooter. Il n'y avait aucun système de récupération pour l'avion. L'avion été à utilisation unique, et jetable. Amerrirété la seul solution laissé au pilote. Seul un véritable porte avion pouvait exécuter ce genre de mission,ou un hydravion (mais moins rapide et donc moins bon intercepteur). C'est ainsi que le Camel resta en surface tandis que Sharwood resta vingt minutes sur la queue avant d'être repêché.

La suite de la guerre se passera sans accident majeur, et on retrouvera le Sydney (toujours accompagné du Melbourne, mais aussi avec le Chatham) lors de la reddition de la flotte allemande le 21 novembre 1918.

Sauf pour des visites en Nouvelle Guinée en 1922 et en Nouvelle Calédonie et aux Solomons en 1927, le Sydney passa le reste de son aventure maritime dans les eaux nationales, faisant office de navire amiral de l'Escadre Australienne de septembre 1924 à octobre 1927.
Il fut mis hors service à Sydney le 8 mai 1928 et fut amené à Cockatoo le 10 janvier 1929 pour y être démantelé.




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Fiche technique

 

Autre liens

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