Navires hopitaux.
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Navires Hopitaux

Ce type de bâtiment a pour vocation de venir en aide, de soigner et d'héberger malades et blessés. Dans sa version militaire, le navire est un grand hôpital, doté de tous les équipements de santé : blocs opératoires, salles de radiographie, salles de soins intensifs, pharmacie, cabinets dentaire, etc.

Une convention internationale protégé en principe les navires-hôpitaux qui sont neutralisés. Pour les reconnaitre, ils abordent une grande croix rouges sur la coque, et la cheminé. Peint tout en blanc avec un bande verte, ils devaient en principe être identifiés aisément. Chose qui n’était pas toujours vraie suivant la luminosité et l’état de la mer, ainsi, il était plus difficile de repérer un navire hôpital d’un navire de guerre.

Des erreurs furent parfois, commises, certains commandant de u-bootes les prirent pour des transports de troupes et les torpilla sans avertissement. D'autres les suspectaient de transporter des troupes ou du matériel de guerre et les torpillaient sans la moindre hésitation.

 


Navires hopitaux.

C'est ce que fera le commandant du sous-marin U-55, le lieutenant de vaisseau Wilhelm Werner, qui torpilla le navire hôpital "Rewa" dans le canal de Bristol le 4 janvier 1918. Quatre marins furent tués, mais les 279 malades purent être débarqués avant que le navire ne coule. Werner trainait déjà derrière lui une triste réputation, puisqu'il était déjà connu pour avoir exécuté de sang froid vingt marins du vapeur "Torrington" le 8 avril 1917. L’exécution fut des plus macabres puisqu' après avoir embarqué le comandant du cargo à bord du U-55, il obligea les pauvres marins à prendre place sur le pont du submersible, puis il ordonna la plongée. Il n'y eu aucun survivant. Quatre jours plus tard il exécuta de la même manière les hommes du cargo "Toro".

Le 27 juin 1918, le "Llandovery Castel", fut lui aussi victime d'un u-boote. Cette fois-ci ce fut le U-86 commandé par le lieutenant de vaisseau Helmut Patzig qui le torpilla sans avertissement, au large de la côte sud de l'Irlande. Le Llandovery Castel coule en 10 minutes, mais fort heureusement il n'y avait aucun malade à son bord, et les medecins et hommes d'équipage réussirent à gagner les chaloupes de sauvetage et à évacuer sans incidents. L'histoire aurait pu en rester là. Mais le sous-marin fait surface et vient à la rencontre du commandant du Llandovery Castel. Il s'ensuit alors une violente altercation au sujet de 8 aviateurs américains, qui, selon le dire du commandant allemand, se seraient trouvé à bord Llandovery Castel.

Bien sûr Il n'y avait aucun, et le commandant Syvester, commandant du "Llandovery Castel", démenti avec force ces accusations. Le ton monte très vite. Patzig s'énerve, perd patience, devient menaçant. Puis explose. S'écarte à grande vitesse du canot de Syvester, puis se lance tel un taureau pris de folie, sur les autres embarcations. Les renversant l'une après les autres, massacrant hommes et femmes, marins et médecins, achevant les naufragés au canon et à la mitrailleuse. Au total c'est 234 hommes et femmes qui furent ainsi lâchement assassinés. Seul survécurent les 24 personnes qui était abord du canot du commandant Syvester.

 

Affiche proposant l'achat de "bons de Défense", rappel le massacre du Llandovery Castel

Pour ce crime, Patzig et ses officiers, John Boldt et Ludwig Dittmar furent traduits en justice après la guerre. Mais aucun d'eux ne fut puni pour leurs actes. Patzig disparaitra avant son jugement Quant aux deux autres officiers, ils furent condamnés à quatre ans de prison, mais parvinrent à s'échapper de peu temps après.

 




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