10. Tel le phénix...


eckenerHugo Eckener regardait par la fenêtre du train sans voir le paysage défiler sous ses yeux, le regard empreint de tristesse. Son train était le dernier à quitter Cuxhaven. Un soviet de marins, créé tout récemment et mis en place après l'armistice du 11 novembre 1918, lui avait délivré son ordre de démobilisation. Des mutineries fomentées par les communistes éclatent un peu partout dans l'Armée et la Marine mais, dans l’ensemble les équipages de dirigeables restent fidèles à Guillaume II.
A 50 ans Eckener était de nouveau un simple citoyen, citoyen d’un empire disparu. Le comte Ferdinand von Zeppelin était mort et avec lui Strasser,  Mathy et beaucoup d’autre.

Pour la firme Zeppelin, la fin semble également proche. Pourtant pour garder l’usine en marche,  l’entreprise tente de se reconvertir dans la fabrication d’objet en aluminium. Mais avec le retour à la stabilité, les projets de vols commerciaux revoient le jour.  Le lz120 Bodensee,  sort des hangars et effectue son premier vol le 20 aout 1919, pour rejoindre la DELAG. Rapidement une première ligne commerciale est ouverte entre Friedrichshafen, Berlin-Staaken et Munich.
Quant à la marine, tout comme les autres navires de surface qui doivent rester au port, les dirigeables sont également cloués  au sol dans leurs hangars. En attendant que les accords de paix soit conclut.

Mais en 1921, dès que les commissions d’armistice rentre en vigueur, l’Allemagne doit remettre en autre tous ces dirigeables (militaire et civiles).Si le Bodensee, par exemple, est ainsi remis à l’Italie, les  LZ113 (lz83)  Lz114 (L72) et Lz121(Nordstern) à la France ; bon nombre de dirigeable de la marine seront sabordée par leur équipage.

Une fois de plus de la firme Zeppelin, privé de marché, la firme semble de nouveau vouée à la disparition. Pourtant l’aire des dirigeables ne semble par terminé. L’atlantique reste encore un obstacle  majeur et l’aviation n’a pas encore les moyen d’assuré de transport régulier à cette échelle. Les américains s’intéressent également aux dirigeables pour la NAVY pour contrôler leurs côtes, mais ceux-ci manque d’expérience dans ce domaine. Normalement il aurait du recevoir le R.38 anglais mais sa destruction (le 21 aout 1921) lors de son vol d’essai en Angleterre prive les américains de leur dirigeable.

Profitant de l’occasion, Eckener propose les services de Zeppelin aux américains, et propose de leur construire un dirigeable, au frais de l’état allemand dans le cadre des réparations de guerre. Le contact est conclu, de cette accord sortira le lz126 (futur ZR-3, USS Los Angeles) et une étroite collaboration entre les deux associé, qui sortira definitivement d'affair la firme Zeppelin.

USS Los Angeles et l'USS Patoka

- ZR-3, USS Los Angeles amaré au A l'apontage au USS Patoka -

sources : wikipedia

 

 
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