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John R. Jellicoe

posted 25/09/2012

jellicoe

Né à southampton en 1859, et fils d'un officier de marine marchande. Si John épouse également une carrière maritime, ce sera dans la Royal Navy.
A 23 ans, il participe à la campagne du Soudan (1882). Un an plus tard il est élevé au grade de second (executive officer) et échappe au naufrage du HMS Victoria éperonné par le HMS Capertdown. En 1893 il part pour la chine. En 1900, il y est blessé lors des de la révoltes des Boxers.

De retour en Grand Bretagne il se marie en 1902 avec Florence Gwendoline Cazer (ils auront ensemble six enfants).
En 1911 il est nommé commandant en second de la Grand Fleet, par Winston Churchill alors Premier Lord de l’Amirauté..
Lorsque la guerre éclate il est nommé commandant de la Grand Fleet sous la recommandation de Fisher (le grand rénovateur de la Royal Navy, alors en retraite depuis 1910, garde encore une grande autorité. Il sera lui-même rappelé au poste de « First Sea Lord » en octobre de la même année).

Mais dés sa nomination, le monde politique se montre particulièrement hostile avec lui. Winston Churchill, dira de lui que c’était « le seul homme ayant la possibilité de perdre la guerre en un après-midi ». Mais Jellicoe perd l’un de ses soutiens losque Fisher démissionne de son poste à la suite de régulières oppositions avec Churchill concernant les opérations en Gallipoli qu’il désapprouve ouvertement. Ironie du sort Churchill sera lui-même disgracié à la suite des échecs militaires des Dardanelles. Et perdra son poste de Lord de l’amirauté.

Les années 1914 et 1915 sont donc loin d’être de tout repos pour Jellicoe. Pressé par les politiques et l’opinion publique de voir lors d’une grande bataille navale la destruction de la flotte allemande. Jellicoe semble être trop prudent. On lui reproche sa tiédeur et son manque d’esprit offensif.
Il est vrai qu’une victoire sur la flotte allemande éliminerait la menace des navires de haute mer, et faciliterait peut-être le blocus maritime sur l’Allemagne. Mais une défaite serait bien plus désastreuse pour le Royaume-Uni qui pourrait empêcher la marine allemande d’isoler les iles britanniques, et couperait leur précieux ravitaillement. Enfin l’Allemagne libérée du blocus britannique en mer du nord pourrait commercer de nouveau avec les pays neutres.
Jellicoe en est bien conscient. De plus contrairement aux guerres napoléoniennes, l’époque des navire de ligne est terminée. Devant l’apparition d’arme aussi efficace que les sous-marins, les torpilles, et les mines, et bientôt les vedettes lance torpille « M.A.S. ». En gardant sa grande flotte vivante, elle se sert d’une arme dissuasive. Les allemands font également le même calcul.

En 1915, un premier avertissement eut lieu lors de la bataille de Dogger Banks. Si cette bataille met fin aux raids allemands sur les villes britanniques, elle montre aux deux marines les difficultés qu’offre le déploiement de grosses unités capables de se canarder à des distances dépassant les 15 km, tout en gardant une cohésion de groupe. Les communications sont dans les deux camps difficiles, tout comme la reconnaissance et l’identification des navires.

jellicoe HMS Iron Duke
Jellicoe à bord du HMS Iron Duke en 1915

En 1916, avec la bataille du Jutland, au cours de laquelle les britanniques tentent de surprendre (à l’aide de leur système d’écoute) la flotte allemande. Prévenus de l’arrivé de navires allemands, ils envoient leur flotte à leur rencontre. Mais l’affrontement n’est pas totalement coordonné. Les deux marine envoient en éclaireur leurs croiseurs léger, qui chercheront chacun leur tour à appâter le dispositif ennemi vers les croiseurs lourd. (Cf bataille du Jutland). A bord du HMS Iron Duke, Jellicoe dirige les opérations. Mais les combats sont menés dans la plus grande confusion, nombreuses sont les erreurs d’interprétation de signaux qui éparpillent ou orientent les unités dans de mauvaises directions. Et la tombée de la nuit n’améliorera pas la situation. Jellicoe préfère rebrousser chemin, préférant sauvegarder ses unités seine et sauve, plutôt que de courir dans ce qui lui semble être un piège.
Pour la Royal Navy les pertes sont sévères, et bien plus importante que celle des allemands. Mais proportionnellement aux effectifs de la Royal Navy elles restent acceptables. Cette bataille peut être vue comme un match nul, ou une victoire non aboutie (de la Royal Navy, qui avait un moment réussi à couper la route à la flotte allemande). Mais après cette bataille, la flotte de haute mer allemande restera et ceux jusqu'à la fin de la guerre au port.
Or cela juste après la bataille, ni les politiciens, ni l’opinion publique ne le savent encore. Ce qu’ils perçoivent, c’est deux visions bien différentes de la bataille. L’une des versions est donnée par Beatty qui commandait les « croiseur léger » qui devait jouer le rôle de reconnaissance. Agressif, et fonceur Beatty retirera de cette bataille tous les lauriers, pourtant sont action aurait pus lui coûter bien plus cher. Jellicoe, il est vrai jouera d’une plus grande prudence, mais au vu des erreurs de communication, et de la confusion aux cours de la nuit, il est difficile de juger du résultat.
Pour sa part Jellicoe s’inquiète des pertes déjà importantes comparées aux pertes allemandes. Les navires allemands semblent posséder un armement et un blindage supérieurs à ses navires. (Ce qui est est loin d’être faux, après avoir subie de loure perte lors de la bataille de Dogger Banks, les allemands avaient détectés de nombreux défauts de conception sur leur navires qu’ignoraient encore les britanniques en 1916 lors de la bataille du Jutland) De plus en se rapprochant des bases allemandes, Jellicoe appréhendait la possible venu de renforts allemands, ou de pièges tendu par des sous-marins. (La présence de sous marin allemands dans le dispositif allemand était effectivement prévue, mais ils ne jouèrent aucun rôle). En ordonnant le repli, Jellicoe, donne l’impression de fuir, et de refuser le combat, alors que la Royal Navy a, sur le papier, la supériorité numérique.
Après cette bataille Jellicoe est donc de plus en plus isolée et attaqué par le pouvoir politique, de l’opinion publique et même au sien de la Royal Navy.
On lui demande de démissionner au profit de Beatty qui prendra le commandement de la « Grand Fleet ». Désavoué on le nome au poste de « First Sea lord » (1FL). Son rôle est maintenant d'assurer la sécurité des transports maritimes. Hors face à la menace sous marine Jellicoe n’apporte aucune solution. En Avril 1917, il semble être totalement dépassé (Les U-Boot coulent en effet 874 000 tn). Pessimiste, il déclarera qu'on ne pouvait rien faire pour vaincre les U-boot. Ca plus grosse erreur est alors de s’opposer au système de convois. On lui demande de nouveau de démissionner, chose qui sera effective à partir de la veille de noël 1917.
A partir de cette date il n’aura plus aucun commandement actif au cours de la guerre. Il est fait vicomte en 1918 et est promu amiral de la flotte en Avril 1919, avec David Beatty. Amiral de la Flotte, et vicomte Jellicoe sert comme gouverneur général de la Nouvelle-Zélande à partir de Septembre 1920 jusqu’en Novembre 1924 .Au cours de son mandat comme gouverneur général de la Nouvelle-Zélande (1921-1923), il a également été Grand Maître du Grand Nouvelle-Zélande Lodge. À son retour en Angleterre en 1925, il rçoit le titre de comte. Il meurt en 1935.

jellicoe 1910 carte postale

Homme prudent Jellicoe ne répondra pas à l'attente du peuple britannique qui espérait retrouver un nouveau Amiral Nelson.

sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Jellicoe

http://fr.wikipedia.org/wiki/Controverse_du_Jutland
http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Beatty

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